Mars 2026
ou une tempête de pollen et larmes.
Ici Sabrina, née en ‘92 et présente sur internet depuis plus de la moitié de ma vie. Si vous êtes là, vous savez sans doute que j’adore écrire et que je propose souvent des billets d’humeur, mais aussi quelques bonnes adresses à (re)découvrir à Paris ou ailleurs, au gré de mes péripéties.
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Peut-être qu’il y a quelque chose dans l’eau ou dans l’air ? Peut-être que la Nouvelle Lune en Poissons et la Rétrograde de Mercure ont touché plus de gens qu’on ne le pensait ? En tout cas, pour ma part, le mois de mars a été très éprouvant émotionnellement (même physiquement) — d’ailleurs, au moment où je publie cet article, le mois de mars n’est pas encore terminé, mais écoutez, à un moment il faut passer à autre chose madame.
Éprouvant et même, je dirai : violent. Si vous me suivez sur Instagram vous avez sans doute vu passer mes stories un peu lunaires sur une agression vécue dans la rue, par une autre femme plus âgée que moi. La raison ? Mon chien avait aboyé / grogné sur le sien en août dernier et depuis il était devenu impossible de discuter avec elle. “Par chance”, je ne l’avais vu que deux fois cet été et ensuite silence radio (même si entre-temps elle a déclaré souhaiter la mort de mon chien). Mais au mois de mars, nos chemins se sont à nouveau croisés et ça a dégénéré. Je ne suis pas du genre à me laisser faire mais quand vraiment je vois que c’est peine perdue, je passe à autre chose sauf que visiblement cette dame voulait en découdre.
C’est comme ça qu’un samedi après-midi, je me suis retrouvée au poste de police à déposer plainte pour coups et menaces. J’avais clairement autre chose à faire. J’ai pleuré toutes les larmes de mon corps, clairement en état de choc. Je me demandais comment j’allais continuer à mener une vie à peu près normale, sachant que cette femme habite mon quartier et que j’allais très probablement la recroiser. Après presque deux heures à raconter en détail l’incident, je reprends le chemin pour rentrer chez moi et je tombe nez à nez avec cette personne. Quelle est la probabilité pour que ça arrive ? Alors que je ne l’avais pas revu depuis août dernier ?
Elle demande à me parler, je suis sur mes gardes et je la vois, derrière ses grandes lunettes noires, en larmes, à me présenter ses excuses. Long story short, elle a reconnu ses torts et fera un effort les prochaines fois qu’on se croisera.
Quelle folie. Je préfère en rire qu’en pleurer. Sans doute parce qu’il ne me reste plus une larme en stock. Mais je reste sous le choc. À aucun moment je n’aurais imaginé qu’on puisse en arriver à se battre — dans la rue — devant des inconnus — pour une histoire de chiens qui ne s’entendent pas.
Et depuis j’ai peur.
Si on est capable d’aller si loin pour si peu, c’est quoi la suite ?
J’en suis venue à me dire que c’était de ma faute. Que j’aurais dû me taire. Me laisser faire. Acquiescer quand on m’insulte et me menace. Peut-être que ça aurait été totalement différent. Peut-être que je l’avais bien cherché ?
Et ça m’a fait mal de penser comme ça.
J’aspire au calme et à la sérénité. Le monde est à cran. Le monde est à bout. Je le sais, on le sait, nous en sommes témoins tous les jours dans la rue et devant nos écrans.
À mon échelle j’essaye de ne pas faire de vagues, d’être gentille, d’être sympa. Un sourire. Bonjour. Merci, au revoir. Je vous tiens la porte, allez-y, bonne journée.
C’est simple, c’est facile. C’est normal.
Mais ça m’épuise.
Je donne de mon énergie et le monde est méchant — l’impression d’être une enfant dans la cour de récré qui se fait mal mener par ces camarades de classe.
Je veux mener ma vie sans déranger celle des autres, car je pense qu’il y a de la place pour tout le monde. Je pense que la cour de récré est assez grande pour qu’on ne se marche pas dessus.
Mais ça m’épuise.
Est-ce que c’est moi qui suis trop fragile ? Est-ce que c’est moi qui attire les problèmes ? Est-ce que c’est moi qui ne sais pas me taire quand je suis face à l’injustice ? Et surtout, pourquoi ça me prend autant aux tripes ?
Tous les jours je pense à me retirer de la ville et enfin avoir ma maison à la campagne. Cette maison qui pourra m’offrir verdure et calme, solitude et silence et assez d’espace pour recevoir mes ami-es. Vraiment tout ce dont j’ai besoin. Avec mon chien (et peut-être d’autres chiens, mais là n’est pas le sujet).
Plus j’avance et grandis, plus je réalise que je n’ai pas besoin de grand-chose, j’ai déjà tout ce qu’il me faut, la personne que je deviens n’est plus difficile à vivre avec comme ça avait pu l’être autrefois, où j’avais du mal à être seule face à moi-même, je ne me supportais pas. Avant, également, je pensais que mon partenaire était ma “maison”, ma famille, mais au final j’ai déjà tout ça en moi et seule je peux bouger des montagnes.
Le mois prochain je célèbre mes 34 ans (déjà !), je ne me sens toujours pas si adulte que ça, sauf quand je dois aller déposer plainte, refaire ma carte d’identité (périmée depuis un bon moment), penser à voir un-e notaire pour modifier mon testament et faire pause sur ma vie, pour me dire que, punaise, je suis fière de la personne que je suis devenue ces dernières années…
📺 J’ai vu :
Bones, car j’étais, comme d’habitude, à la recherche d’une série que je mets en fond sonore et puis c’est apparu en suggestion donc pourquoi pas. Je regardais cette série il y a très longtemps sans avoir vraiment su comment elle se terminait car quand même, 12 saisons… que je n’ai pas encore terminées mais honnêtement j’adore et ça m’occupe pleinement.
cette vidéo de Justine Pruvot et la deuxième partie, parce que j’adore Justine, j’adore Marseille et j’adore manger.
les vlogs de Brittany Bathgate, my queen : je suis obsessed avec cette créatrice de contenus depuis la nuit des temps, c’est ridicule mais vraiment tout m’apaise chez elle, je trouve son esthétique incroyable et qu’elle a énormément de goût.
Et rien d’autre. J’étais vide ce mois-ci. Je me suis laissée porter et j’ai mis mon cerveau en mode veille.
🔍 J’ai lu :
cet article de Celeste Davis sur Jeffrey Epstein, qui me donne encore plus envie de détester les hommes.
cet article publié sur Bird Sense et ce tourbillon qu’est de trouver un job, tout quitter et recommencer à zéro.
Mars c’était aussi :
un achat un peu fou : le Fuji X100VI ! Un appareil photo que je voulais depuis quelques années, mais hors d’atteinte car un peu onéreux (on ne va pas se mentir) mais aussi tout le temps en rupture de stock. Puis au cours d’une discussion, je regarde par hasard sur le site de la FNAC et je vois quoi ? Disponible en retrait une heure à Saint-Lazare ? Je n’ai pas vraiment hésité et je suis la meuf la plus heureuse de la terre depuis. Toutes les photos de ce post ont été prises avec. C’est mon troisième appareil Fujifilm, je suis fidèle à la marque et j’adore l’utilisation assez simple (une fois qu’on a compris comment tout fonctionne). J’ai hâte de me créer de nouveaux souvenirs avec cette petite beauté entre les mains…
la mort de Loana mais aussi celle de Nicholas Brendon (Alex dans Buffy) et bien d’autres, ou quand nos “idoles” meurent les unes après les autres. Ces décès de célébrités avec qui j’ai grandi m’ont mis un coup au moral.
la contrast therapy chez Sant Roch. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Je n’avais pas d’attente en particulier parce que c’était un truc nouveau. Je savais juste que j’avais un peu peur parce que la nouveauté ça fait un peu peur. Et l’inattendu aussi. Je m’étais juste dit d’y aller avec un esprit ouvert. Parce que je n’aime pas le chaud. Et là c’était sauna. Parce que je n’aime pas le froid. Et là c’était bain glacé. Dans les deux cas, je m’étais dit d’y aller. Et que la tête allait faire le reste.
Le sauna, contre toute attente, j’ai adoré. C’était chaud mais la bonne chaleur. Ça fait transpirer doucement mais sûrement. Mon corps avait besoin de cette chaleur pour relâcher tout ce qu’il avait dû encaisser depuis quelques mois. Voire années.
Bien sûr ça s’ouvre sur mon artiste préféré avec un titre qui porte mon prénom. Donc je suis au bon endroit. À ma place. Je sens mon corps qui évacue tout. Tout. Et bizarrement ça fait ressortir d’autres choses. J’ai envie de pleurer. Déjà que je me déshydrate, en plus il faut que je pleure. Mais ça fait du bien. Je relâche tout. Je me laisse porter. J’ai dit que j’étais là avec un esprit ouvert.
Le bain froid, je pensais y arriver. Parce que j’ai beaucoup d’ego et de fierté mal placée. Mais j’ai eu mal. Beaucoup. J’ai eu l’impression de disparaître sur place. D’être transportée ailleurs et mon corps dans la direction opposée. J’ai eu mal à toutes mes articulations. Je me suis immergée sans doute ni hésitation. Un coup franc et c’était les deux minutes les plus longues de toute ma journée. Une éternité. Et mon corps qui brûle. De froid. Mes chevilles, mes genoux, tout me crie de sortir aussitôt rentrée. Le froid me transperce. Mais je reste. Parce que personne d’autre ne sort. Parce que je sais que je peux le faire. Alors c’est le vide. C’est l’esprit ouvert qui va. Et c’est l’esprit ouvert qui fait. Et c’est déjà terminé. Et on retourne au chaud. Et tout se remet en place. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Je savais que la tête ferait le reste. Je ne savais pas trop qui j’allais être après. En tout cas j’y retournerais pour en savoir plus.
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Des adresses à (re)découvrir :
☕️ J’aime beaucoup Trombone mais je n’y pense jamais alors qu’on s’y sent bien, le quartier est calme, la terrasse souvent baignée de soleil et les prix plus que raisonnables. J’y ai retrouvé des clients pour un futur projet trop mims et j’ai adoré y rester un peu plus longtemps pour bosser.
🥖 Tout le monde connait forcément Mamiche. Il y a toujours un petit truc qu’on a envie de manger, même si on n’a pas faim. Une valeur sûre, c’est tout. Je sais que peu importe le moment de la journée où je m’y rends, mon estomac sera content après cette visite.





🍳 J’ai honte mais je suis passée un milliard de fois devant Causeries sans jamais m’y arrêter, quelle grave erreur : on y mange bien, le matcha y est bon et la sélection musicale est dingue.





🌾 Nouveau café : Stōp 81. Un peu cher mais j’y ai goûté un excellent matcha jasmin et Fiona un matcha Earl Grey qu’elle a adoré. Envie d’y retourner quand même parce que l’endroit est cute et j’ai envie de tester les pâtisseries et autres boissons.


🍤 Là aussi, je pense que les présentations ne sont plus nécessaires : Petit Bao. Une valeur sûre, une adresse incontournable. Vraiment j’ai envie que ça devienne ma cantine (pour la vie) (j’exagère à peine).



🍞 Nouvel arrivant : Co. Le lieu est très joli, le gérant adorable et talentueux : toute la vaisselle est réalisée par ses soins. Et ça tombe bien, son atelier de céramique se trouve juste à côté. J’ai hâte de voir la suite pour ce café très prometteur.


🍪 Chez Simple, je n’ai pas mangé le porridge qui avait l’air absolument incroyable mais le cookie au sésame qui était merveilleux. Une adresse que j’aime pourtant beaucoup mais où je ne vais que très rarement. C’est dommage car je les trouve très très fort-es sur la proposition de leur carte, c’est simple : j’ai envie de tout goûter.



🍵 Rituel du samedi post yoga avec Fiona : tester les nouveaux cafés du coin, boire un matcha et se raconter nos vies. Cette fois-ci on a eu envie de tester Daark, nouveau spot très beau dans le Marais. Le lieu est petit, c’est plus pour des commandes à emporter mais pas déçues de la visite.
Quel moi(s) de mars ! Clairement besoin de souffler après un mois aussi intense, la météo nous en a fait voir de toutes les couleurs, j’espère sincèrement qu’avril sera plus doux avec nous et que le rythme sera plus supportable… Mars annonce le printemps, en quelque sorte le début de l’année (vive les Béliers) et c’est maintenant que tout prend sens…
Prenez soin de vous 🤎
Sabrina
Votre Tumblr Girl
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Merci pour toutes ses adresses que je note consciencieusement dans mon MApstr pour quand je chercherais de bonnes adresses à Paris 📍
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